PARTIE 3 : EVOLUTION DES ESPECES

II. ARGUMENTS CONTRE LA TSE 2/5

2 – La Phalène du bouleau :

Un des exemples les plus répandus chez les évolutionnistes est celui du papillon dénommé la phalène du bouleau. Jusqu’en 1850 environ, les phalènes de bouleau présentes en Angleterre étaient principalement de couleur blanche. Cependant, en raison de l’industrialisation de certaines régions, l’écorce des arbres s’est assombrie et  l’on observa alors l’apparition de phalènes de couleur noire. Si bien qu’en 1895, on estimait qu’ils représentaient 95% de la population des papillons en Angleterre. L’assombrissement de l’écorce des arbres permis aux papillons noirs de mieux se camoufler et donc de mieux s’adapter face aux prédateurs. Leur multiplication était plus aisée contrairement aux papillons blancs, qui eux étaient davantage visibles des prédateurs, donc plus vulnérables. Pour les évolutionnistes, cet exemple constitue un argument fort en faveur de l’évolution des espèces par mutations génétiques.

En réponse à cet argument, de deux choses l’une :
→ Soit les papillons de couleurs noires existaient déjà avant l’industrialisation des régions, mais étaient en très faible proportion en raison de leur vulnérabilité liée au camouflage moins efficace.
→ Soit les papillons de couleur noire n’existaient pas avant l’industrialisation, sont apparues par mutations génétiques et se multiplièrent en raison de leur camouflage efficace.

→ Si les papillons de couleur noire existaient déjà avant l’industrialisation mais en faible proportion, l’augmentation de ces papillons noirs n’est que la conséquence de la pression de sélection : En effet, leur camouflage étant moins efficace avant l’industrialisation, il ne leur permettait pas de se développer en nombre du fait de leur vulnérabilité. L’industrialisation les rendit moins visibles des prédateurs et purent donc se reproduire davantage et se développer plus aisément. Dans ce cas de figure, aucune mutation génétique n’a eu lieu, et l’existence des papillons noirs et blancs est due à la variabilité génétique de cette espèce. Pour simplifier, la couleur noire comme la couleur blanche était toutes les deux contenues dans l’information génétique de ces papillons, mais tantôt le gène codant la couleur blanche s’exprimait et tantôt c’était le gène codant la couleur noire. La pression de sélection permettait ensuite d’augmenter ou diminuer le nombre de papillons blancs et noirs. En somme, si les papillons noirs existaient déjà avant l’industrialisation, cet exemple ne constitue en rien une preuve de l’évolution des espèces par mutations génétiques.

→ Si les papillons de couleur noire n’existaient pas avant l’industrialisation, alors la mutation génétique a effectivement eu lieu, sur le gène codant la couleur notamment. La séquence en nucléotides a été altérée de sorte à ce qu’au final le gène obtenu code la couleur noire au lieu de la blanche. Autrement dit, cette mutation génétique est à l’origine d’un changement de couleur. Mutation par substitution, par délétion ou par insertion peu nous importe. Ce qu’il est surtout important de comprendre ici, c’est que celle-ci n’est aucunement à l’origine de l’apparition d’un nouveau gène. Aucune nouvelle information génétique n’aura été créé par cette mutation, seules des modifications auront été apportés au code génétique déjà existant. En conséquence, un simple changement de couleur des papillons. Mais ces derniers n’ont ni évoluer, ni se sont complexifiés pour donner une nouvelle espèce. Ils ont subi la pression de sélection certes, mais sont restés des papillons. Et alors, l’exemple de la phalène du bouleau ne constitue en rien un argument en faveur de l’évolution des espèces par mutations génétiques.

En résumé, aucun des deux cas de figure possibles ne peut scientifiquement apporter matière à argumenter dans le sens de la TSE.

3 – Homologies et ancêtre commun :

Lorsque les évolutionnistes parlent d’homologies entre deux espèces, ils sous-entendent par là un lien de parenté et un ancêtre commun à celles-ci. En revanche, lorsqu’ils parlent d’analogies entre deux espèces ils sous-entendent une ressemblance mais sans lien de parenté direct.
Homologie = ancêtre commun.
Analogie = pas d’ancêtre commun.

D’après la Théorie Synthétique de l’Evolution, si l’on prend deux espèces différentes, elles ont nécessairement un ancêtre commun plus ou moins éloigné dans le temps. Par exemple, l’Homme et le chimpanzé ont un ancêtre commun plus récent que celui de l’Homme et la mouche. Toutefois, chaque espèce partage un ancêtre commun avec une autre espèce.

Partant de là, leurs travaux ont menés à la mise en place de ce que l’on appelle l’arbre phylogénétique. C’est un schéma montrant les liens de parenté entre les espèces, fonction de leurs ressemblances, de leurs caractères homologues, etc… Chacun des nœuds de l’arbre représente l’ancêtre commun de ses descendants.

Cependant, dans cet arbre phylogénétique, on trouve des caractères homologues complexes chez des espèces dont l’ancêtre commun ne présente pas ce caractère en question. Prenons un des exemples les plus connus pour illustrer mes propos : Celui de l’œil.

L’œil est un organe extrêmement complexe, car pour être fonctionnel il faut que tous les éléments qui le composent soient réunis. Ali Demirsoy, expert en biologie évolutive et fervent défenseur de la Théorie de l’Evolution nous dit :

« Il est très difficile de répondre à une troisième objection. Comment fût-il possible à un organe complexe d’apparaître subitement même s’il a apporté des avantages avec lui ? Comment, par exemple, la lentille, la rétine, le nerf optique et toutes les autres parties chez les vertébrés, qui jouent un rôle dans la capacité à voir, sont-ils apparus de façon immédiate ? Parce que la sélection naturelle ne peut pas faire la distinction entre le nerf optique et la rétine. L’apparition de la lentille n’a aucune valeur en l’absence de la rétine. Le développement simultané de tous les composants de la vue est inévitable. Comme les éléments qui se développent séparément sont inutilisables, ils seront chacun sans valeur et disparaîtront peut-être avec le temps. En même temps, leur développement commun nécessite qu’un nombre inimaginable de petites probabilités se produisent simultanément. »[1]

Malgré la complexité de l’œil et l’improbabilité manifeste à ce qu’il se soit formé suite à une succession de mutations génétiques, les évolutionnistes sont confrontés à un autre problème de taille : Certaines espèces ont des yeux là où leur ancêtre commun n’en possède pas. Cela voudrait dire que le mécanisme d’évolution débouchant sur la formation de l’œil ne se serait pas produit une seule fois seulement, mais plusieurs fois. S’il est peu probable qu’une chose se produise, il sera encore moins probable qu’elle se produise plusieurs fois !

Les vertébrés et les arthropodes ont tous deux des yeux, alors que leur ancêtre commun n’en possède pas. Car oui, selon les évolutionnistes, ces deux espèces auraient bien un ancêtre commun d’après les caractères homologues et leur classification dans l’arbre phylogénétique. En voici le schéma :

Les mutations génétiques sont par définition même des modifications hasardeuses et aléatoires de la séquence en nucléotides de l’ADN. Par quel mécanisme hasardeux (c’est le cas de le dire !) ces modifications hasardeuses ont-elles pu avoir lieux plusieurs fois ? Déjà que l’œil est un organe très complexe où chaque constituant a nécessairement besoin de tous les autres constituants pour être fonctionnel. A supposer que les mutations génétiques (aléatoires rappelons-le) soient à l’origine de la formation de l’œil chez les vertébrés, quelle est la probabilité que ces mêmes mutations aient lieu sur les arthropodes, espèce évoluant différemment. Pour au final former le même organe, à savoir l’œil ? Cette probabilité est nulle, car les mutations sont aléatoires et hasardeuses.

Frank Salisbury, docteur en physiologie des plantes et professeur d’Université nous dit :

« Même quelque chose d’aussi complexe que l’œil est apparu plusieurs fois ; par exemple, chez le calmar, les vertébrés et les arthropodes. C’est déjà assez pénible d’expliquer l’origine de telles choses une fois, mais de penser à le faire plusieurs fois selon la Théorie Synthétique moderne me fait tourner la tête. »[2]

La découverte de l’ADN dans les années 1960 et la génétique qui en découla vinrent fondamentalement remettre en question l’arbre phylogénétique, qui était jusqu’alors construit sur l’observation macroscopique (c’est-à-dire basé sur la ressemblance des structures et organes visibles. En effet, les liens de parenté supposés existant entre certaines espèces n’avaient plus de sens d’un point de vue génétique : Comme on a pu le voir, les organes et structures qui se ressemblent ne sont pas pilotés par les mêmes gènes.

Les évolutionnistes ont donc dû revoir leur théorie en essayant de se baser sur le génome des espèces. Car des espèces jusqu’alors considérées comme primitives présentaient un génome bien plus complexe que des « espèces évoluées ». Comme il est scientifiquement prouvé que les caractères d’un être vivant sont définis par les gènes, la complexité d’une espèce est établie à partir de la taille de son génome. Si l’on considère que tous les êtres vivants sont le fruit d’évolutions successives, un arbre phylogénétique scientifiquement recevable voudrait une classification des espèces fonction de la ressemblance du génome et rien d’autre. Cependant, en plus de la non-crédibilité de l’arbre phylogénétique existant d’un point de vue de la génétique, aucune classification cohérente et conforme à ces critères ne peut être établie.

4 – Caractères homologues mais gènes différents :

On retrouve parfois des ressemblances morphologiques entre certaines espèces. De là, les évolutionnistes en ont déduit que ces espèces sont issues d’un même ancêtre commun ayant évolué par mutations génétiques. Ces caractères sont dits homologues. Les espèces ayant des caractères homologues sont donc supposées avoir un ancêtre commun. Et pourtant les gènes qui contrôlent ces caractères homologues sont totalement différents.

Même si à priori, en constatant des ressemblances apparentes entre deux espèces on pourrait déduire qu’elles ont un ancêtre commun (comme l’ont fait les évolutionnistes par le passé), nous savons aujourd’hui que ceci est faux. En effet, les caractères apparents sont codés par les gènes. Or, les évolutionnistes nous disent que l’évolution des espèces s’est faite par mutations génétiques, par modification d’une information génétique déjà existante. Si tel était le cas, deux espèces ayant un ancêtre commun devraient avoir les mêmes gènes pour coder les caractères qu’elles ont en commun. Car malgré leur évolution, il devrait tout de même exister des ressemblances, des similitudes sur leur séquence en nucléotides. Notamment sur leur séquence qui code les mêmes caractères. Or ce n’est pas le cas. Les études ont montré que chez deux espèces ayant supposément un ancêtre commun, les gènes qui codent les caractères homologues sont totalement différents. Et les exemples ne manquent pas.

John Randall, biophysicien britannique, relève de façon très pertinente cet aspect chez l’ancêtre commun à l’Homme, la baleine et l’oiseau :

« Les livres sur l’évolution attachent beaucoup d’importance sur les similitudes, en soulignant les ressemblances évidentes entre les squelettes des membres de différents animaux. Par exemple la structure d’os qui se trouve dans le bras d’un homme est identique à celle que l’on trouve dans l’aile d’un oiseau et la nageoire d’une baleine, et cela constituerait une preuve de leur origine commune. Maintenant, si ces différentes structures avaient été transmises par les mêmes couples de gènes, qui ont variés de temps à autre par des mutations et sollicités par la sélection naturelle, la Théorie aurait du sens. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les organes homologues sont maintenant connus pour être produits par des complexes de gènes totalement différents dans les différentes espèces. Ce concept donc de dire qu’une similitude dans les gènes implique une descendance commune s’est effondré. »[3]

Michael Denton, docteur en biochimie va également en ce sens :

« Les structures homologues sont souvent déterminées par des systèmes génétiques non homologues et il est rare que le concept d’homologie puisse être étendu au plan embryologique. »[4]

En somme, si deux espèces se ressemblent morphologiquement, cela n’est pas une preuve pour dire qu’elles descendent d’un même ancêtre. Car ces ressemblances morphologiques ne sont pas codées par les mêmes gènes. L’évolution étant supposée se faire par mutations génétiques (par modification des gènes donc), chez des espèces ayant un ancêtre commun les mêmes gènes devraient en principe coder les mêmes caractères. Ce qui n’est pas le cas. Et si les organes homologues ne sont pas codés par les mêmes gènes, ils ne peuvent aucunement être le fruit d’une évolution par mutations. Dire que l’évolution des espèces s’est faite par mutations génétiques ne peut donc être recevable d’un point de vue de la génétique.

Je clôturerai cet argument par une citation du célèbre biologiste de l’évolution, spécialisé en embryologie, Gavin De Beer :

« Quel est ce mécanisme qui a pour résultat la production d’organes homologues, les mêmes « modèles », bien qu’ils ne soient pas contrôlés par les mêmes gènes ? J’ai posé cette question en 1938 et on n’y a pas encore répondu. »[5]


[1] Ali Demirsoy, Kalitim ve Evrim, Meteksan Yaynlar, Ankara, p. 475
[2] Frank Salisbury – Doubts About the Modern Synthetic Theory of Evolution – American Biology Teacher, septembre 1971, p. 338
[3]  John Randall, cité dans “le trafiquant d’os : vendre l’évolution.” de R. William, p.189
[4] Michael Denton, Evolution, une théorie en crise, Flammarion 1992, p. 150
[5] Gavin De Beer, Homology : An Unsolved Problem, Oxford University Press, Londres, 1971, p.16

III. CONCLUSION

Après avoir subi plusieurs réajustements à travers l'Histoire, la dernière version de la Théorie Synthétique de l'Evolution (TSE) nous laisse entendre que l'évolution...
Lire la suite
6 février 2021

II. ARGUMENTS CONTRE LA TSE 5/5

7 – La reproduction sexuée : La reproduction est un processus biologique permettant la production de nouveaux organismes d'une espèce à partir d'individus préexistants de cette espèce....
Lire la suite
6 février 2021

II. ARGUMENTS CONTRE LA TSE 4/5

6 – Les Équilibres Ponctués : Selon la Théorie Synthétique de l'Evolution, l'évolution des espèces s'est faite de façon graduelle, de deux manières possibles :→...
Lire la suite
6 février 2021

II. ARGUMENTS CONTRE LA TSE 3/5

5 – L'archive fossile : Charles Darwin faisait remarquer : « Si ma théorie est vraie, un nombre illimité de variétés, qui serait le point commun...
Lire la suite
6 février 2021

II. ARGUMENTS CONTRE LA TSE 1/5

1 – Les mutations génétiques ne créent pas de gênes : Le phénotype, l'apparence, les caractéristiques observables d'une espèce sont codées par les gènes....
Lire la suite
6 février 2021

I. BRÈVE HISTOIRE DE LA THÉORIE DE L’ÉVOLUTION

Différents modèles de la Théorie de l'Evolution ont vu le jour au cours de l'Histoire, chacun s'adaptant aux découvertes scientifiques de son époque....
Lire la suite
6 février 2021
Télécharger le livre

Pour toute question, remarque, critique constructive, autre : lasciencemeneaallah@gmail.com

I. INTRODUCTION

admin9815 07 février 2021

Mohamed est né vers 570 après J.C, dans une ville de la péninsule arabique appelée...

II. CORAN ET SCIENCE 1/12

admin9815 07 février 2021

1 – L'Univers a un début : Comme expliqué dans la Partie 1, jusqu’au début des...

II. CORAN ET SCIENCE 2/12

admin9815 07 février 2021

3 – Théorie du Big-Bang :   Il est communément admis que l’Univers est né il...

II. CORAN ET SCIENCE 3/12

admin9815 07 février 2021

5 – Orbite de la Lune et du Soleil : En mécanique physique, une orbite est la trajectoire que dessine dans...

II. CORAN ET SCIENCE 4/12

admin9815 07 février 2021

7 – Composition de l'atmosphère terrestre :  Ce qui se situe au-dessus de notre tête...

II. CORAN ET SCIENCE 5/12

admin9815 07 février 2021

8 – Rôle de l'atmosphère : D'importantes études ont été menées ces dernières décennies pour...

II. CORAN ET SCIENCE 6/12

admin9815 07 février 2021

9 – Le ciel doté de retour : Comme expliqué plus haut, le ciel terrestre est...

II. CORAN ET SCIENCE 7/12

admin9815 07 février 2021

10 – La formation du Fer et l'importance de ce métal : Les découvertes astronomiques modernes...

II. CORAN ET SCIENCE 8/12

admin9815 07 février 2021

11 – Rôle des montagnes : Autrefois, on pensait que les montagnes étaient simplement des « bosses »...

II. CORAN ET SCIENCE 9/12

admin9815 07 février 2021

12 – L'eau c'est la vie : L’eau est un élément indispensable à la Vie, à...

II. CORAN ET SCIENCE 10/12

admin9815 07 février 2021

14 – La sexualité chez les plantes : L’existence d’une sexualité chez les plantes n’a pas...

II. CORAN ET SCIENCE 11/12

admin9815 07 février 2021

16 – Les abeilles : Dans les colonies d’abeilles, à chacune des nombreuses abeilles est assignée...

II. CORAN ET SCIENCE 12/12

admin9815 07 février 2021

17 – Le mensonge contrôlé par le lobe préfrontal du cerveau : Que se passe-t-il dans...

III. CREATION DE L’HOMME DANS LE CORAN 1/3

admin9815 07 février 2021

La reproduction humaine est un sujet sur lequel toute œuvre humaine ancienne, à partir du...

III. CREATION DE L’HOMME DANS LE CORAN 2/3

admin9815 07 février 2021

2 – La formation des os et de la chair : Un autre élément important contenu...

III. CREATION DE L’HOMME DANS LE CORAN 3/3

admin9815 07 février 2021

J’ai conscience de deux choses : → D'une part, les lacunes liées à la non-maîtrise de...

IV. CONCLUSION

admin9815 07 février 2021

Toujours dans cet état d'esprit rationnel, cohérent et logique que l'on s'impose depuis le début...