PARTIE 3 : EVOLUTION DES ESPECES

II. ARGUMENTS CONTRE LA TSE 5/5

7 – La reproduction sexuée :

La reproduction est un processus biologique permettant la production de nouveaux organismes d’une espèce à partir d’individus préexistants de cette espèce. Avec la nutrition, c’est une des grandes fonctions partagées par tous les organismes vivants. Elle permet la continuité de l’espèce sans quoi celle-ci meurt et s’éteint.

Le développement d’une espèce fait intervenir une notion capitale : Le coût de reproduction. Il correspond aux ressources, énergétiques notamment, que l’espèce utilise pour se reproduire. Plus ce coup de reproduction est faible, plus l’espèce en question aura de chance de se développer en nombre et donc de survivre. A l’inverse, si ce coût de reproduction est important, la pression exercée par l’environnement sur cette espèce diminuera ses chances de se multiplier. Par exemple, chez certaines espèces, les adultes meurent « au profit » de leur progéniture après avoir produit un grand nombre d’œufs (cas des saumons après la ponte). Dans d’autres cas comme les grands mammifères, les adultes produisent peu de petits, mais consacrent beaucoup d’énergie à les élever et les protéger, au moins dans les premiers temps de leur vie. Chez les bactéries, le coup de reproduction étant très faible, celles-ci peuvent se multiplier et augmenter leur population très rapidement. Et ainsi de suite.

Il existe deux types de reproduction :
→ La multiplication asexuée (on parle de multiplication plutôt que de reproduction dans ce cas-là).
→ La reproduction sexuée.

La multiplication asexuée est un mode de reproduction qui, par opposition à la reproduction sexuée, correspond à la capacité des organismes vivants à se multiplier seuls, sans partenaire. Ce genre de multiplication est présent chez les organismes unicellulaires ainsi que chez certains animaux et végétaux. Dans tous les cas de multiplication asexuée le résultat obtenu est un clone, identique à la mère.

La reproduction sexuée fait référence à la rencontre d’individus de genres sexuels différents. Elle n’implique pas nécessairement d’accouplement ou de copulation, mais la présence d’un mâle et d’une femelle est requise pour pouvoir se reproduire et ainsi se multiplier. La reproduction sexuée n’est présente que chez les organismes pluricellulaires et non chez les bactéries par exemple.

Pour la multiplication asexuée, il n’y a pas besoin de fécondation, et donc pas besoin de partenaire. D’autre part, ce type de reproduction est rapide et faiblement coûteux en énergie. L’espèce peut donc se reproduire dans des conditions extrêmes (température ou pH extrêmes, isolement d’un individu etc.) et coloniser rapidement un milieu. Alors que la reproduction sexuée nécessite elle deux partenaires, et demande bien plus d’énergie et de temps. 

Selon la Théorie Synthétique de l’Evolution, les êtres vivants les plus simples ont subi des mutations génétiques aléatoires. Détaillons pas à pas selon la TSE, les étapes pour passer de simples bactéries utilisant la multiplication asexuée à des organismes pluricellulaires complexes utilisant la reproduction sexuée :
 → Les premières bactéries sont apparues, par hasard, à partir de matière inerte (Bien qu’il est scientifiquement prouvé que la vie provient uniquement de la vie).
→ Ces organismes unicellulaires ont, par hasard, subit des mutations génétiques aléatoires, pour aboutir à des êtres pluricellulaires complexes (Bien qu’il est scientifiquement prouvé qu’une mutation remplace une information par une autre mais n’apporte aucun nouveau gène…).
→ Puis, encore par hasard, d’autres mutations génétiques ont eu lieu au sein de ces organismes pluricellulaires complexes de sorte à ce qu’un genre masculin apparaisse.
→ La reproduction n’étant possible qu’avec des êtres d’une même espèce, dans le même temps et toujours par hasard, ces mêmes mutations ont permis l’apparition d’un genre féminin chez ces mêmes organismes pluricellulaires.
→ Et dans le même temps encore, par hasard, la multiplication qui initialement était asexuée s’est transformée en une reproduction sexuée faisant intervenir les deux genres nouveaux venant à peine d’apparaître, le mâle et la femelle.

Je rappelle qu’une mutation génétique est une forme d’accident.

Quel genre d’accident pourrait être responsable de l’apparition de nouveaux gènes, c’est-à-dire de nouvelle information ordonnée et précise ? De sorte à faire émerger des organismes bien plus complexes que les bactéries ?

Quel genre d’accident pourrait être responsable de l’apparition de deux genres distincts au sein d’une même espèce, et dans le même temps, accidentellement changer le moyen de reproduction chez cette même espèce ?

Beaucoup de biologistes évolutionnistes sont étonnés que la reproduction sexuée ait pu apparaître puis se maintenir face à la multiplication asexuée qui elle, est bien plus efficace. La reproduction sexuée a de nombreux inconvénients, notamment le coût de reproduction élevé, la recherche d’un partenaire sexuel coûteuse en temps et en énergie, etc… La reproduction sexuée est plus susceptible de ralentir la multiplication des individus que l’asexuée. La sélection naturelle n’aurait-elle pas due en principe privilégier la multiplication asexuée, plus rapide, moins coûteuse et bien plus efficace pour la survie de l’espèce ? 

Comment donc les genres et la reproduction sexuelle sont-ils apparus ? Par ailleurs, pourquoi ce type de reproduction aurait-il été privilégié alors qu’il présente nombreuses contraintes et bien moins d’avantages que la multiplication asexuée ? Serait-ce recevable et rationnel d’expliquer cette superposition de hasards par un argument scientifiquement douteux : « Le hasard » ?

8 – L’être humain :

Selon la Théorie de l’Evolution, l’être humain est issu d’une évolution graduelle ayant pris plusieurs millions d’années. Ainsi, l’Homme, les bonobos, les chimpanzés, les gorilles et les orangs-outans feraient tous partie de la grande famille des Hominidés et ne se seraient séparés dans l’arbre phylogénétique que depuis sept millions d’années environ. Ensuite, l’Homme se serait différencié des autres singes il y a 6,4 millions d’années. Sachant que les premiers êtres vivants seraient apparus sur Terre il y a environ 3,5 milliards d’années.

Pour ne pas trop m’éparpiller et rester dans le cadre du sujet, je me contenterai de ne citer que sommairement les différences notoires entre l’Homme et les autres êtres vivants, bien qu’il y aurait matière à détailler d’avantage là-dessus.

A la différence des autres animaux, l’Homme est capable de dire « Je pense donc je suis ». Le propre de l’Homme, c’est d’être un être pensant et avoir une morale par essence même. Que l’animal lui, ne possède pas de morale. Les êtres humains sont doués de conscience, de raison, de volonté autonome qui leur permet d’exercer une liberté. L’Homme agit en déterminant lui-même la loi de son action. Sa moralité lui permet cette liberté justement. L’animal, lui, son action est déterminée par des causes étrangères (l’instinct, la nécessité, la survie, etc…). De ce fait il n’est pas libre, donc pas moral, donc différent de l’Homme.

Certains parmi les grands philosophes vont jusqu’à considérer l’animal comme étant inférieur à l’Homme, car le propre de ce dernier est d’être un être moral, un être libre. Les deux points de vue peuvent se défendre selon l’approche du sujet, mais on en restera à ces quelques différences relevées.

L’Homme, avec toutes les caractéristiques qui le différencie des animaux, serait selon les évolutionnistes le résultat d’une succession de mutations génétiques aléatoires. Quel genre de mutations génétiques peuvent être à l’origine de l’apparition de la raison, de la conscience, de la morale ? Par ailleurs, cela implique qu’il existerait des gènes qui codent spécifiquement cette raison, cette conscience, cette morale propre à l’Homme.

Comment une chose matérielle, physique (les gènes), peut-elle coder des choses immatérielles, non physiques, telles que la conscience, la raison, la morale ?

De plus, à supposer que la morale soit le fruit de mutations génétiques, du fait que ce soit des modifications aléatoires de la séquence en nucléotides, pour quelles raisons n’ont-elles fait apparaître la morale que chez l’être humain ? Parmi les 8 millions d’espèces présentes sur Terre, pourquoi ce mécanisme de mutations aléatoires n’a-t-il pas fait apparaître la raison, la conscience, la morale, chez d’autres espèces ? 1 chance sur 8 000 000 ? Pourquoi que l’Homme ? Pourquoi pas d’autres espèces vues qu’après tout, les mutations surviennent aléatoirement ?

Peut-être parce que cette morale propre à l’Homme n’est justement pas codée par les gènes. Et si elle n’est pas codée par les gènes, on ne peut plus affirmer que l’Homme et le Singe ont un ancêtre commun. En d’autres termes, l’être humain ne serait alors pas le fruit d’une évolution graduelle. Et comment cette morale serait-elle apparue d’ailleurs ?

Erik Trinkaus, un paléontologue de l’Université du Nouveau-Mexique écrit :

« Des comparaisons détaillées de restes squelettiques du Neandertal avec ceux des humains modernes ont montré qu’il n’y a rien dans l’anatomie du Neandertal qui indique de façon concluante des habiletés locomotrices, manipulatrices, intellectuelles ou linguistiques inférieures à celles des humains modernes. »[1] 

Elaine Morgan, paléontologue évolutionniste, avoue ce qui suit en rapport avec la question :

« Quatre des mystères les plus exceptionnels sur les humains sont :
1- Pourquoi marchent-ils sur deux jambes ?
2- Pourquoi ont-ils perdu leur fourrure ?
3- Pourquoi ont-ils développé de si grands cerveaux ?
4- Pourquoi ont-ils appris à parler ?
Les réponses traditionnelles à ces questions sont les suivantes :
1- Nous ne savons pas encore.
2- Nous ne savons pas encore.
3- Nous ne savons pas encore.
4- Nous ne savons pas encore.
La liste des questions pourrait être élargie considérablement sans affecter la monotonie des réponses. »[2] 


[1] Erik Trinkaus, « Hard Times Among the Neanderthals », Nature History, vol. 87, décembre 1978, p.10 ; R.L. Holloway, « The Neanderthal Brain : What Was Primitive », American Journal of Physical Anthropology Supplement, vol.12, 1991, p.94
[2] Elaine Morgan, The Scars of Evolution, New York: Oxford University Press, 1994, p. 5

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