PARTIE 2 : ORIGINE DE LA VIE admin9815 6 février 2021 (0) (92)
PARTIE 2 : ORIGINE DE LA VIE

IV. FONCTIONNEMENT D’UNE BACTÉRIE

1 – Métabolisme d’une bactérie :

Comme expliqué plus haut, une cellule est dite vivante lorsqu’elle est en mesure de réaliser certains processus. On parle de métabolisme de la cellule : C’est l’ensemble des réactions chimiques qui se déroulent à l’intérieur d’une cellule pour lui permettre notamment de se maintenir en vie, se reproduire, se développer, etc…

Une bactérie absorbe les nutriments présents dans son environnement pour se nourrir. Son métabolisme exploite ensuite ces nutriments afin de lui permettre de rester vivante et se reproduire. Le métabolisme se fait en 2 étapes :

→ D’abord le catabolisme : Mécanisme par lequel la bactérie dégrade les nutriments absorbés pour les transformer en espèces chimiques plus simples afin de produire de l’énergie.

→ Ensuite l’anabolisme : Mécanisme par lequel la bactérie utilise l’énergie produite par le catabolisme pour synthétiser de nouvelles molécules nécessaires à la réalisation de certaines tâches comme se déplacer, se nourrir, se développer, etc…

2 – Division cellulaire :

Les bactéries se multiplient tant que les conditions sont favorables. Quand les conditions deviennent défavorables, celles-ci meurent ou pour quelques rares groupes forment des spores extrêmement  résistantes en attendant que les conditions redeviennent favorables. Si les conditions sont réunies, on estime qu’une bactérie se divise en 20 minutes soit plus d’un milliard de bactéries formées en à peine 10h. La multiplication des bactéries se fait en 2 étapes : Croissance puis division cellulaire.

La division cellulaire est le processus par lequel une cellule unique, dite cellule mère, donne naissance à deux cellules, dites cellules filles. Les bactéries se divisent par scissiparité, c’est à dire par séparation d’une bactérie pour donner deux bactéries génétiquement et morphologiquement identiques. La reproduction par scissiparité est un mode de multiplication asexué. En effet, les bactéries ont la capacité de se multiplier seules, sans partenaire, contrairement aux humains par exemple.

Lors de la division cellulaire, la bactérie mère croit en volume, puis lorsqu’elle atteint une taille suffisante, se coupe en deux bactéries filles, les constituants de la mère étant répartis entre les deux filles. L’ADN de la bactérie mère est un cas particulier puisque sa duplication est continue, c’est-à-dire qu’elle commence à la naissance de la bactérie et se termine avec la division suivante.

3 – Duplication de l’ADN :

L’ADN est constituée de deux brins enroulés en double hélice. Les bases nucléiques qui constituent ces brins sont complémentaires : Une base A est toujours associée à une base T et G avec C. Lors de la duplication de l’ADN, les deux brins se séparent. Le brin complémentaire de chacun est synthétisé en prenant la base complémentaire de celle présente sur le brin conservé. Les molécules d’ADN résultantes sont constituées chacune d’un brin provenant de la molécule mère et ayant servi de moule et d’un brin néosynthétisé. Une telle duplication est dite semi-conservative.

La duplication de l’ADN est sous le contrôle d’une protéine complexe appelée « l’ADN réplicase ». Cette protéine effectue toutes les opérations : Séparation des 2 brins « mère » puis synthèse des 2 brins « fille ».

4 – Duplication de l’ADN, un système hautement sécurisé :

L’ADN contient l’ensemble des informations nécessaires au fonctionnement de la cellule. Pour permettre à cette dernière de continuer à se développer, il est donc d’une importance capitale que ces informations contenues dans l’ADN soient parfaitement recopiées lors de la division cellulaire. Et c’est bien le cas. Des études poussées ont montré que la fidélité de duplication de l’ADN est importante, notamment grâce à l’ADN réplicase qui incorpore les bases nucléiques en fonction de la complémentarité (A ↔ T et C ↔ G). En effet, ce très faible taux d’erreur de l’ADN réplicase pendant la réplication est dû au fait que cette protéine dispose d’une activité de relecture lui permettant de vérifier qu’aucune erreur n’a été commise.

Avant cette « relecture » de l’ADN, le taux d’erreur est d’environ 10-5 (1 erreur sur 100 000 bases  répliqués). Sachant que 500 bases par seconde sont répliquées chez les bactéries, ce taux reste relativement faible. L’étape de relecture permet de diminuer d’avantage le nombre d’erreur de réplication à environ 10-7 (c’est-à-dire 1 erreur sur 10 000 000 de bases répliquées) . Enfin, les erreurs ayant éventuellement échappé à ce mécanisme de contrôle seront réparées ensuite dans l’ADN double brin par un mécanisme spécifique de réparation appelé « MR » (dont j’épargnerais les détails). L’ensemble du dispositif constitue donc un système extrêmement efficace puisque le taux d’erreur chute à environ une mutation pour 10 milliards de bases répliquées.

Remarques :
→ Le processus de duplication de l’ADN est bien plus complexe que celui décrit ici. Cependant, par soucis de clarté et pour permettre une compréhension aisée, j’ai volontairement simplifié les explications. Ce qui nous importe ici c’est surtout de prendre connaissance que d’une part, le taux d’erreur lors de la copie d’ADN est extrêmement faible. Et d’autre part, que la duplication de l’ADN se fait par une protéine.
→ Le métabolisme et la division cellulaire sont interconnectés : S’il y a des carences en acides aminés par ex, le métabolisme de la bactérie inhibera la division cellulaire. Inversement, les réactions métaboliques diminuent considérablement lors de la division cellulaire afin de minimiser le risque d’erreurs lors de la duplication de l’ADN et donc de l’information génétique. Ce processus d’interconnexion se fait par sécrétion d’enzymes ou autres molécules de la part de la bactérie elle-même.

5 – Synthèse des protéines :

L’une des activités principales des bactéries est de produire de nouvelles protéines. Ces dernières sont essentielles et permettent notamment le développement, la croissance et la multiplication des bactéries. La synthèse des protéines se fait essentiellement en 2 étapes : 

Étape 1 : Transcription de l’ADN en ARN : Un segment particulier d’ADN est « copié » en ARN par une protéine particulière, appelée ARN polymérase. L’ARN obtenu est le complémentaire du brin d’ADN copié. Ainsi, l’information génétique contenue dans l’ARN est similaire à celle de l’ADN.

Étape 2 : Traduction de l’ARN en protéines : Le ribosome interprète l’information contenue dans l’ARN qu’il traduit en acides aminés. Il se charge d’assembler ces acides aminés pour former les protéines. Fonction de l’information lue par le ribosome, la protéine synthétisée sera spécifique et aura une forme et une fonction bien définie. La synthèse des protéines par les ribosomes se fait donc à partir de l’information génétique contenue dans l’ARN, qui rappelons-le contient la même information que l’ADN.

Ces 2 étapes permettent l’expression génétique basée sur l’ADN. Autrement dit, l’information contenue dans l’ADN est exprimée à travers la synthèse des protéines. Synthèse résultant de la lecture par les ribosomes de cette information.

6 – Déplacement des bactéries :

Les bactéries peuvent se déplacer afin de trouver de la nourriture ou d’échapper à leurs prédateurs. Ce sont généralement les flagelles qui assurent leur mobilité. Ce sont des structures semi-rigides ancrées dans la membrane plasmique et dont l’embase est constituée par un moteur moléculaire qui assure sa rotation. Le moteur de ces flagelles est une des machines moléculaires les plus étonnantes du vivant ! Extrêmement complexe, il est constitué de 30 à 40 protéines assemblées en une partie mobile, le rotor, et une partie statique, le stator. Le flagelle d’une bactérie est composé :

– D’un filament flagellaire : C’est un cylindre creux et rigide constitué d’une protéine particulière : la flagelline.
D’un crochet : Il est d’un diamètre supérieur au filament et est situé tout près de la surface cellulaire. Il fait la liaison entre le corps basal et le filament flagellaire. Son rôle est de transmettre le mouvement du corps basal au filament.
D’un corps basal : Il est enfoui dans la cellule On peut le définir comme une petite tige centrale insérée dans un système d’anneaux, le tout enfoui au niveau de la membrane plasmique et la paroi.

Le flagelle bactérien est souvent comparé au moteur hors-bord d’un bateau : Ce moteur propulse les bactéries et leur permet de se déplacer. Il possède une hélice, un stator, un générateur, un joint de cardan, un arbre de transmission et des douilles. Par ailleurs, c’est peut-être l’une des machines les plus économiques qui soient. Son hélice fait entre 6 000 et 100 000 tours par minute et peut complètement inverser sa direction en un quart de tour. Tout ceci contenu dans les bactéries, êtres vivants les plus simples rappelons-le…

7 – La bactérie en quelques lignes :

→La vie peut être définie comme un ensemble de processus, une certaine organisation de la matière.
→ Les êtres vivants les plus simples sont les bactéries.
→ Leur développement se fait grâce à leur métabolisme, c’est-à-dire l’ensemble des réactions chimiques permettant de se maintenir en vie, se reproduire, se déplacer, etc…
→ La division cellulaire est le processus par lequel les bactéries se multiplient : Une cellule mère donne deux cellules filles, morphologiquement et génétiquement identiques.
→ L’ADN est une molécule à 2 brins complémentaires contenant toute l’information génétique de la bactérie sous forme d’un alphabet à 4 lettres : A ↔ T et C ↔ G. L’ordre d’enchaînement très précis de ces 4 lettres constitue un code, un message grâce auquel l’expression génétique peut se faire.
→ La duplication de l’ADN se fait grâce à une protéine spécifique, l’ADN réplicase.
→ Les protéines jouent un rôle majeur et permettent aux bactéries de se développer, se déplacer, se nourrir, se multiplier.
→ C’est l’information génétique contenue dans l’ADN qui permet aux protéines d’être synthétisées, grâce notamment à l’ARN et au ribosome.
→ Chaque protéine synthétisée aura une composition, une structure et un rôle très spécifique, nécessaire à la bactérie.
→ Le déplacement des bactéries se fait grâce au flagelle, une technologique hautement sophistiquée, comparable au moteur hors-bord des bateaux.

Voici en quelques lignes le fonctionnement de l’être vivant le plus simple. Il ne s’agit pas là de simples conjectures ou suppositions, mais bel et bien d’une description formelle. Réalisée par de nombreux scientifiques, suite à un travail d’observation et d’analyse minutieusement, rigoureusement réalisé, au moyen de technologies très performantes.

A présent, intéressons-nous à l’apparition de ces êtres vivants les plus simple : Que nous dit donc la Théorie de l’Evolution sur la question de l’apparition de la vie sur Terre ?

VIII. CONCLUSION

→ Les évolutionnistes stipulent qu'il y a 3,5 milliards d'années, toutes les conditions étaient réunies sur Terre pour permettre l'apparition par hasard des...
Lire la suite
6 février 2021

VII. CITATIONS DE SCIENTIFIQUES

La biochimie est un domaine très complexe, nécessitant un lourd bagage de connaissances. Une attitude censée et logique consisterait donc à se tourner...
Lire la suite
6 février 2021

VI. LA SCIENCE RÉFUTE L’ABIOGENÈSE 3/3

6 – ADN, porteur d'information : Nous avons vu jusqu'à présent l'improbabilité de formation des acides aminés dans la soupe primitive terrestre, puis l'impossibilité...
Lire la suite
6 février 2021

VI. LA SCIENCE RÉFUTE L’ABIOGENÈSE 2/3

3 – Apparition d'un bout d'ADN : Rappelons que la synthèse d'une protéine se fait grâce à l'expression de l'information présente dans une séquence...
Lire la suite
6 février 2021

VI. LA SCIENCE RÉFUTE L’ABIOGENÈSE 1/3

1 – Apparition des acides aminés : Voici trois raisons qui invalident l'expérience de Miller et donc soulèvent l'impossibilité de synthétiser de simples acides...
Lire la suite
6 février 2021

V. APPARITION DES PREMIÈRES BACTÉRIES SELON LA THÉORIE DE L’ÉVOLUTION

Historiquement, le premier concept matérialiste à avoir vu le jour pour expliquer l'apparition du vivant est celui de la « génération spontanée ». Cette idée...
Lire la suite
6 février 2021

III. COMPOSITION D’UNE BACTERIE

Mais de quoi est composé une bactérie, forme de vie la plus simple ? Capsule : Enveloppe qui peut entourer la paroi de certaines...
Lire la suite
6 février 2021

II. QU’EST-CE QUE LA VIE ?

Durant longtemps, savants et philosophes ont cherché à comprendre et élucider la nature de la vie. L'idée de vie suggérait l'existence de quelque...
Lire la suite
6 février 2021

I. INTRODUCTION

Parmi les questions que beaucoup de scientifiques se sont posés à travers l'Histoire, certaines ont suscité un engouement assez profond. Tout comme la...
Lire la suite
6 février 2021
Télécharger le livre

Pour toute question, remarque, critique constructive, autre : lasciencemeneaallah@gmail.com

I. INTRODUCTION

admin9815 07 février 2021

Mohamed est né vers 570 après J.C, dans une ville de la péninsule arabique appelée...

II. CORAN ET SCIENCE 1/12

admin9815 07 février 2021

1 – L'Univers a un début : Comme expliqué dans la Partie 1, jusqu’au début des...

II. CORAN ET SCIENCE 2/12

admin9815 07 février 2021

3 – Théorie du Big-Bang :   Il est communément admis que l’Univers est né il...

II. CORAN ET SCIENCE 3/12

admin9815 07 février 2021

5 – Orbite de la Lune et du Soleil : En mécanique physique, une orbite est la trajectoire que dessine dans...

II. CORAN ET SCIENCE 4/12

admin9815 07 février 2021

7 – Composition de l'atmosphère terrestre :  Ce qui se situe au-dessus de notre tête...

II. CORAN ET SCIENCE 5/12

admin9815 07 février 2021

8 – Rôle de l'atmosphère : D'importantes études ont été menées ces dernières décennies pour...

II. CORAN ET SCIENCE 6/12

admin9815 07 février 2021

9 – Le ciel doté de retour : Comme expliqué plus haut, le ciel terrestre est...

II. CORAN ET SCIENCE 7/12

admin9815 07 février 2021

10 – La formation du Fer et l'importance de ce métal : Les découvertes astronomiques modernes...

II. CORAN ET SCIENCE 8/12

admin9815 07 février 2021

11 – Rôle des montagnes : Autrefois, on pensait que les montagnes étaient simplement des « bosses »...

II. CORAN ET SCIENCE 9/12

admin9815 07 février 2021

12 – L'eau c'est la vie : L’eau est un élément indispensable à la Vie, à...

II. CORAN ET SCIENCE 10/12

admin9815 07 février 2021

14 – La sexualité chez les plantes : L’existence d’une sexualité chez les plantes n’a pas...

II. CORAN ET SCIENCE 11/12

admin9815 07 février 2021

16 – Les abeilles : Dans les colonies d’abeilles, à chacune des nombreuses abeilles est assignée...

II. CORAN ET SCIENCE 12/12

admin9815 07 février 2021

17 – Le mensonge contrôlé par le lobe préfrontal du cerveau : Que se passe-t-il dans...

III. CREATION DE L’HOMME DANS LE CORAN 1/3

admin9815 07 février 2021

La reproduction humaine est un sujet sur lequel toute œuvre humaine ancienne, à partir du...

III. CREATION DE L’HOMME DANS LE CORAN 2/3

admin9815 07 février 2021

2 – La formation des os et de la chair : Un autre élément important contenu...

III. CREATION DE L’HOMME DANS LE CORAN 3/3

admin9815 07 février 2021

J’ai conscience de deux choses : → D'une part, les lacunes liées à la non-maîtrise de...

IV. CONCLUSION

admin9815 07 février 2021

Toujours dans cet état d'esprit rationnel, cohérent et logique que l'on s'impose depuis le début...