PARTIE 5 : LES CROYANTS SONT-ILS IRRATIONNELS ?

IV – QU’EN EST-IL DE LA DÉMARCHE DE L’ATHÉE ?

Nous venons de voir que la démarche du croyant est totalement cohérente, rationnelle. Mais qu’en est-il de la démarche de l’athée ? Il rejette par principe toute irrationalité et se construit une vision du monde sur sa seule rationalité. Il croit en la véracité de sa propre vision du monde qu’il a obtenue en utilisant sa seule rationalité. Il a tout construit avec un seul et unique outil, son cerveau. Notre cerveau est certes notre ami parfois, surtout lorsqu’il s’agit de résoudre des problèmes d’ordre scientifique. Mais très souvent, il est plutôt notre ennemi !

L’athée a ainsi construit sa vision du monde à l’aide d’un organe :
→ Qui lui cache des choses qui existent
→ Qui lui fait voir des choses qui n’existent pas
→ Qui lui fait croire à des raisonnements faux
→ Qui lui cache les vices dans ses raisonnements
→ Qui est perméable aux manipulations extérieures
→ Qui lui impose des idées qu’il n’a pas
→ Qui le force à faire des choses qu’il ne veut pas faire
→ Qui l’empêche de faire des choses qu’il voudrait faire
→ Qui lui fait croire chaque nuit en un monde imaginaire
→ Qui provoque le problème de dérèglement des boussoles
→ Qui cumulé à d’autres cerveaux fait empirer la situation
→ Qui passe son temps à le tromper, à le trahir…etc…etc…

En bref, l’athée utilise un organe bridé, biaisé, parasite, trompeur, défaillant…pour construire sa vision du monde. Pourrions-nous dire qu’il est rationnel de prendre cet organe comme seule base pour créer sa réalité ? Pourrions-nous affirmer que c’est une démarche rationnelle, cohérente ? Plus rationnelle que celle des croyants ? Ou est-ce plutôt une démarche irrationnelle ?

La liste dressée des caractéristiques du cerveau n’est pas théorique, elle est véridique. Il est unanimement reconnu et admis que le cerveau est à ce point défaillant et trompeur. Ce n’est pas un sujet de débat, mais une vérité établie.

Cet organe bridé, biaisé, parasite, trompeur, défaillant…Ne serait-il pas irrationnel de croire qu’il soit capable de faire accéder à la vérité, en dehors des domaines précis dans lesquels il a prouvé son efficacité (scientifiques, techniques, technologiques, etc…) ? Il excelle certes lorsqu’il s’agit de traiter de certains sujets. Cependant, il est inefficace et défaillant dans d’autres. Serait-ce bien raisonnable de se fier à lui dans tout pour créer sa propre réalité ? Uniquement parce qu’il a prouvé son efficacité dans quelques domaines précis et ciblés ? Ne serait-ce pas un grave biais, une erreur dans la méthodologie et le raisonnement ?

LE PARI DE PASCAL

Le pari de Pascal est un argument très simple, mis au point par Blaise Pascal, philosophe, mathématicien et physicien français du XVIIème siècle. Il stipule qu’une personne rationnelle, logique, censée, a tout intérêt à croire en Dieu, qu’Il existe ou non. En effet, si Dieu n’existe pas, le croyant et le non-croyant ne perdent rien (ou presque). Par contre, si Dieu existe, le croyant gagne le paradis éternellement, tandis que le non-croyant va en enfer pour l’éternité. Il est donc selon lui préférable de croire plutôt que de risquer l’enfer éternel.

Le pari de Pascal peut se formuler ainsi :
1. Si Dieu n’existe pas, le croyant et le non-croyant ne perdent rien.
2. Si Dieu existe, le croyant gagne tout, c’est-à-dire le paradis, la béatitude. Et le non-croyant va en enfer, donc perd tout.
3. Il est donc plus avantageux de croire en Dieu.

Attention tout de même, cet argument ne prouve en rien l’existence de Dieu. Il dit simplement que celui qui croit prend moins de risques que celui qui ne croit pas. Également, une fois cet argument admis et accepté, pour autant on ne peut se forcer à croire, faire semblant de croire, car par définition même la croyance est le résultat d’une conviction. Et celle-ci s’introduit dans le cœur avec du savoir, de la connaissance, de la réflexion. Cependant le pari de Pascal constitue un moteur suffisant pour s’efforcer, se donner les moyens et tout mettre en œuvre pour tenter de croire. En se renseignant sur la religion, en apprenant à connaître Le Créateur à travers Le (ou les) Livre(s) qu’Il a révélé, en comprenant Ses Attentes, l’objet de notre existence, etc…en se dirigeant vers la foi en somme.

Le pari de Pascal est mathématiquement irréfutable car prouvé. En effet, un pari fait intervenir une notion que l’on appelle l’espérance de gain. L’espérance de gain d’un pari montre combien on peut espérer gagner par pari. Ainsi, c’est le calcul le plus utile à un parieur. Dans le cas de la religion, nous n’avons pas le choix de jouer ou de ne pas jouer. Notre existence même nous contraint à faire le choix de croire ou de ne pas croire en Dieu. C’est donc le fait d’exister qui nous force à jouer à ce « jeu », à parier sur la foi ou l’athéisme.

En faisant le pari que Dieu existe et qu’il faille suivre la religion, si je gagne j’ai la récompense du paradis éternel. Et si je perds, je n’aurais rien gagné, mais au contraire j’aurais perdu un peu de temps, d’énergie et de liberté durant ma vie. Inversement, si je fais le pari que Dieu n’existe pas et qu’il ne sert à rien de suivre la religion, si je gagne le pari je n’aurais rien comme gain car il n’y aura alors rien après la mort (vision des athées). En revanche, si je perds le pari, j’aurais comme rétribution l’enfer éternel.

Inutile de poser les calculs de l’espérance de gain (car le raisonnement reste relativement simple), mais le résultat reste toujours le même : Peu importe la probabilité que Dieu existe, même si cette probabilité est infiniment petite (par exemple 0,000000000001% de chance qu’Il existe), il est d’un point de vue statistique toujours préférable de parier sur la croyance en Dieu, car cela évite une grosse perte, l’enfer éternel. Que l’athée lui, même si la probabilité que Dieu n’existe pas est infiniment grande (par exemple 0,999999999999% de chance qu’Il n’existe pas) le fait que la rétribution soit l’enfer éternel (une grosse perte pour lui donc), s’il se trompe cela rend son pari extrêmement désavantageux et il prend des risques énormes à parier sur l’athéisme.

Illustrons le pari de Pascal par un exemple : Supposons que je m’apprête à franchir en voiture un pont fissuré. J’apprends qu’il y a une probabilité infiniment petite que celui-ci s’écroule lors de mon passage. Je sais qu’il existe une autre route pour m’éviter de franchir le pont. Sauf que cette dernière est plus longue, plus fatigante et plus contraignante. Avec 0,000 000 000 001% de chance que le pont s’écroule en le franchissant, 3 cas de figures sont possibles fonction des conditions :

→ Si je sais que même si je tombe je ne mourrai pas, alors certainement que je franchirai le pont et parierai qu’il ne s’effondrera pas lors de mon passage. Car même si je me trompe, je ne risque pas grand-chose.

→ Si je sais qu’en tombant je mourrai mais sans souffrance éternellement après ma mort, il est probable que je franchisse le pont au lieu de prendre le chemin le plus long. Car la probabilité que celui-ci s’effondre à mon passage est très faible.

→ Si je sais qu’en tombant je mourrai et qu’en plus je souffrirais éternellement après ma mort, un choix réfléchi et raisonné voudrait que je ne prenne pas le risque de franchir le pont. Armé de patience, je prendrais probablement l’autre chemin bien qu’il soit plus long, plus fatiguant et plus contraignant. Car les risques encourus sont trop grands si je prenais le pari qu’il ne s’effondrera pas à mon passage. Alors qu’à côté de ça je ne dois fournir que quelques efforts pour éviter de prendre ce risque.

Voilà ce que dit le pari de Pascal dans les grandes lignes. Qu’il est préférable de parier sur la foi plutôt que sur l’athéisme car les risques encourus sont bien trop grands pour se permettre de parier sur l’athéisme.

Certains athées réfutent cet argument en prétendant que le calcul est erroné. En réponse de dire qu’il est mathématiquement prouvé et approuvé de toute la communauté scientifique. Les seules personnes qui trouveront le calcul faux seront celles qui considéreront nulle la probabilité de l’existence de Dieu. Si l’on part de ce principe alors oui le pari de Pascal n’est plus un argument en faveur de la foi. Cependant, de la même manière qu’il n’est mathématiquement pas « prouvable » que Dieu existe, il est mathématiquement « non prouvable » que Dieu n’existe pas. De ce fait, la probabilité que Dieu existe ne peut être nulle. Et dès lors que cette probabilité est non nulle, même si elle est infiniment petite, les calculs sont justes et prouvent qu’il est préférable de miser sur la foi plutôt que sur l’athéisme.

En somme, compte tenu des risques encourus un esprit rationnel a tout intérêt à parier sur la foi plutôt que sur l’athéisme.

V – CONCLUSION

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III – UNE DEMARCHE RATIONNELLE

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