INTRODUCTION admin9815 7 février 2021 (0) (274)
INTRODUCTION

INTRODUCTION

image source : lasemaine.fr

S’il y a une chose qui distingue l’Homme des autres espèces, c’est bien la raison. Nous sommes capables de réfléchir, de raisonner, de nous projeter, d’adopter une certaine méthodologie dans le développement de nos pensées et réflexions. Et nous aspirons tous à avoir une approche logique des choses, censée, rationnelle.

Dire que 1 + 1 = 2 est tellement logique…mais pourtant…ô combien difficile d’expliquer par quel mécanisme notre cerveau accepte aisément le bon sens de ce résultat. Toujours est-il, cette rationalité ancrée en nous permet d’aboutir à des idées, des points de vue, des opinions. Bien qu’étant la même chez tous les êtres humains, celle-ci peut déboucher sur des opinions divergentes, nuancées et parfois mêmes opposées. L’influence de notre caractère, de notre sensibilité personnelle, de nos expériences de vie, de notre environnement en sont les principales raisons. D’où l’existence des débats d’ailleurs. Pour tenter de convaincre l’autre que notre point de vue est le meilleur, le plus logique, le plus censé. Le but premier étant donc d’amener la personne à rejoindre notre opinion car considérant celle-ci comme étant La Vérité. L’outil de travail nous poussant à prétendre détenir « La Vérité Absolue » reste pourtant le même chez tout le monde : notre cerveau et la rationalité qui le régit. Un échange d’idées sur la base d’un même outil de travail devrait en principe être constructif et bénéfique pour tous…

…Et pourtant, l’expérience montre que les débats ne font que très rarement changer d’avis les participants. Et souvent l’on peut relever des biais, des erreurs dans la méthode de sélection des arguments. Certaines « preuves » fausses et non recevables seront quand même utilisées du moment qu’elles défendent l’opinion de celui qui les avance. Avec un peu de discernement, on comprend que derrière un débat (batailles d’arguments) se cache souvent une bataille de sensibilités personnelles.

Lors d’un débat, une personne rationnelle devrait en principe, par la raison, évaluer la validité et la solidité d’un argument. Si celui-ci n’est pas valide ou pas solide, l’argument doit être rejeté. En revanche, s’il est cohérent, rationnel et logique, celui-ci doit être accepté et considéré comme recevable. Une fois que l’ensemble des arguments valides sont rassemblés, alors seulement notre propre opinion sur le sujet devrait se faire. Et ces mêmes arguments utilisés en débat. Ceci est l’approche rationnelle attendue, le raisonnement à avoir lorsque l’on souhaite se faire un avis.

Dans la réalité, les choses sont totalement différentes. Lors d’un débat, d’abord la sensibilité personnelle vis-à-vis du sujet en question forme l’opinion. Ensuite, au lieu d’être traité par la raison, c’est l’opinion personnelle qui va traiter l’argument en question. On ne se demande pas si « l’argument est-il valide ? » mais « l’argument va-t-il dans le sens de mon opinion personnelle ? ». Si ce n’est pas le cas il sera rejeté de façon biaisée, bien que celui-ci peut être recevable d’un point de vue de la rationalité. Et s’il converge avec notre opinion personnelle déjà toute faite, alors il sera accepté, également de façon biaisée. Bien que la raison seule aurait peut-être rejeté. Cet argument sera de plus réutilisé en débat.

Mécanisme attendu de sélection des arguments et de formation des opinions personnelles

Mécanisme réel de sélection des arguments et de formation des opinions personnelles

La logique voudrait que l’opinion personnelle se fasse en traitant les arguments par la raison. Mais il est malheureusement rare d’avoir cette approche. La plupart du temps, l’opinion personnelle n’utilise pas la raison mais se forme en amont, avant même d’écouter l’argument, sur la simple base de la sensibilité personnelle vis-à-vis du sujet en question. Ensuite seulement, le traitement de l’argument se fait, et l’acceptation de celui-ci se fera sur la base de l’opinion personnelle, biaisée par la sensibilité. L’emploi de l’argument en débat ne dépendra pas de sa validité sur le plan de la raison, mais uniquement de s’il va dans le sens de l’opinion personnelle.

Ainsi, les arguments ne sont utilisés que pour valider la sensibilité préexistante. Un débat ne fait que camoufler un conflit entre sensibilités différentes, derrière un étalage d’arguments jugés rationnels. Souvent donc, le débat est une imposture car il consiste à faire passer un bête conflit de sensibilités pour une discussion savante entre deux personnes logiques et raisonnées. Très souvent, les débats sont nocifs, contre-productifs et provoquent l’effet inverse : Au lieu de faire converger les idées, ils ne font que conforter les opinions de chacun et les raffermir.

Voici quelques exemples de débats de société :

Exemple 1 : Le véganisme : D’abord la sensibilité forge l’opinion, puis les arguments sont sélectionnés en fonction :

→ Sensibilité compatissante : Il ne faut pas manger les animaux
→ Exemple d’argument trompeur : « Trop d’eau est dépensée dans l’élevage des animaux ». L’argument est trompeur car si l’on découvrait que les animaux font économiser de l’eau, le végan rejetterait cet argument et dira que la vie des animaux est plus précieuse qu’une économie d’eau. Le végan utilise donc un argument qui ne peut fonctionner que dans un sens, le sien ! L’économie d’eau n’est pas un vrai argument, ce n’est qu’un prétexte pour défendre son camp.

→ Sensibilité dure : Ils sont faits pour être mangés
→ Exemple d’argument absurde : « S’ils étaient à notre place ils nous mangeraient ! » L’argument est absurde car ce n’est en rien une raison légitime pour les manger. Sinon un violeur pourrait justifier « Si ma victime était à ma place (avec ma pulsion de viol) elle me violerait. Donc il m’est légitime de la violer ! ».

Ces deux arguments, l’un trompeur et l’autre absurde, sont pourtant utilisés par chacun des camps, indépendamment de leur validité. Avant d’être utilisés, ils n’ont pas été traités par la raison mais par l’opinion personnelle, biaisée par leur sensibilité. Ils ont accepté ces arguments car allant dans le sens de leur opinion personnelle. En réalité concernant le véganisme, la question n’est que morale et dépend de la sensibilité de chacun.

Exemple 2 : L’immigration : D’abord la sensibilité forge l’opinion, puis les arguments sont sélectionnés en fonction :

→ Sensibilité altruiste : Nous devons accueillir les immigrés
→ Exemple d’argument : « L’immigration rapporte économiquement à la France ». Argument trompeur, car s’il était prouvé à l’altruiste que l’immigration est coûteuse, il continuerait quand même d’y être favorable.

→ Sensibilité raciste : Nous ne devons pas les accueillir 
→ Argument : « Une étude montre que l’immigration coûte à la France ». Idem, cet argument est trompeur, car s’il était prouvé que l’immigration est lucrative, il continuerait quand même d’y être défavorable.

Ces deux arguments ne sont donc pas de vrais arguments mais de simples prétextes pour justifier son opinion personnelle. Il en est de même pour pleins d’autres sujets (avortement, U.E., euthanasie, religion, etc.…).

Expérience de pensée…
Prenons un individu au hasard appartenant à un camp sur un sujet de société. Demandons-lui d’exposer la totalité de ses arguments. Imaginons que par la suite nous lui prouvions de façon rationnelle que l’ensemble de ses arguments sont faux. En principe, il devrait logiquement rejoigne le camp opposé qui détient les arguments valides. Cependant, on observe souvent cette réponse : « Bon d’accord mes arguments sont faux…mais quand même je suis contre ! » (Pour ceux qui ont l’honnêteté intellectuelle de reconnaître la fausseté de leurs arguments). Nous constatons qu’il campe toujours sur sa position alors qu’il n’a pas d’argument. Appelons-le un campeur. Les campeurs ne font que camper ! Il a dit « mais quand même je suis contre » car sa sensibilité le pousse à être contre. Les arguments qu’il avançait depuis le début n’étaient qu’un cache-misère. La misère cachée était “je suis un être de sensibilité, pas de raison".

Pourquoi déguiser la réalité ? Peut-être pour une des trois raisons suivantes:

→ On aime rester dans notre zone de confort : Cette zone est synonyme d’équilibre, de sécurité, d’habitudes. Changer certains de nos points de vue peut parfois venir bousculer notre cadre de vie, que l’on souhaite le plus fixe possible.

→ On aime convaincre autrui : Le fait qu’une personne rejoigne nos idées peut être valorisant et flatteur, au lieu d’écouter objectivement et de façon neutre les arguments de l’autre.

→ Par orgueil : L’être humain aime se sentir plus haut qu’il ne l’est. Dérouler un argumentaire est plus valorisant que de se résumer à de la sensibilité. Bien que celle-ci soit plus irrationnelle que rationnelle.

Pourquoi les débats sont-ils souvent inefficaces ?

→ Pour convaincre il faut des arguments. Ceux-ci peuvent fonctionner et être recevables par l’autre à condition que la personne n’a pas encore choisi de camp, n’a pas d’idée toute faite sur la question. Mais dès lors qu’elle est devenue un campeur, l’efficacité des arguments est souvent faible.

→ Une autre raison possible est le manque de savoir, de connaissances sur le sujet en question. Malheureusement, beaucoup forgent leurs opinions sur les quelques informations entendues par-ci par-là, sans réellement creuser la question. Leur esprit se suffit alors des explications qu’ils ont, et ils pensent que leur opinion est le fruit de la rationalité de leur cerveau. Alors que leur avis n’est autre que le résultat de successions de « raccourcis » dans le raisonnement, par manque de connaissances, de matière à réfléchir. Par ailleurs, la fainéantise, ennemi de taille dans la quête de savoir, incite ces personnes à continuer de camper. D’où l’inefficacité des débats.

En somme, les débats sont des sortes de pièces de théâtre dans lesquelles des êtres médiocres (les humains) déguisés en nobles savants font triompher, non pas la vérité, mais la rhétorique, l’éloquence, les sentiments, les émotions, etc…

La vérité est LA plus grande perdante des débats. Car chaque camp ne fera généralement que camper. Il campera sur sa position, car celle-ci dépend de sa sensibilité. Et comme cette dernière ne change pas soudainement, il est souvent difficile de faire changer d’avis un campeur. Le débat pourra avoir un effet sur ceux qui étaient indécis, qui rejoindront souvent, non pas la vérité mais instinctivement le camp de l’orateur le plus éloquent, le plus convainquant…

Mais un débat n’est-il pas censé aider à discerner le vrai du faux ? A s’approcher au mieux de la réalité, de La Vérité Absolue ? Par confrontation d’arguments et accumulation d’activités cérébrales ? Si le débat est une imposture, qu’en est-il de la vérité ?

La vérité ne compte pas…
Sur un sujet donné, lorsque la sensibilité est touchée, les opinions sont formées en amont de la rationalité. On pourrait pourtant penser que les débats permettent de s’approcher de la vérité, mais la plupart du temps ce n’est pas le cas. Dans le fond, c’est un peu comme si la vérité n’avait pas d’importance. Ou bien moins que ce que l’on pourrait penser. Chacun s’enferme plutôt dans sa réalité.

Dans la réalité conspirationniste, les sionistes contrôlent le monde et sont derrière presque chaque événement important. Les chambres à gaz n’ont jamais existé. Personne n’a marché sur la Lune. Ben Laden n’a rien à voir avec le 11 septembre. Les nuages d’avions sont des produits toxiques servant à nous empoisonner, etc…

Dans la réalité de l’islamophobe, les frères musulmans sont en train de mener un plan de conquête globale, en se servant du voile comme d’un étendard politique, etc…

Dans la réalité de l’athée, il n’y a pas de raison particulière à notre présence sur Terre, nous ne sommes que le fruit de coïncidences. L’Univers est apparu par hasard, et l’atmosphère primitif de la Terre a permis l’émergence de la vie, etc…

Dans la réalité du végan, les carnistes (idéologie justifiant la consommation de viande) sont des criminels et les animaux sont les égaux des humains. Il faut absolument les libérer de leurs chaînes, etc…

Dans la réalité scientifique, la lumière se propage dans l’éther instantanément. Puis, avec l’avancée scientifique, elle se propage plutôt à une vitesse finie dans le vide. Les objets s’attirent entre eux selon telle formule. Puis selon telle formule. Puis selon telle formule mais à condition d’être un objet assez gros, pas un objet microscopique. En fait, la lumière est à la fois un corps et une onde. Et elle est attirée par la gravité. Non, plutôt par la masse. Ok, c’est la masse qui tord l’espace-temps qui lui-même dévie la lumière. Ou plutôt, la masse émet des ondes gravitationnelles. Les ondes gravitationnelles dévient les ondes lumineuses, etc… À chaque époque le scientifique croit en une certaine description qui correspond à sa réalité. Que celle-ci soit vraie ou fausse.

En somme, l’être humain à sa propre conception de la réalité. Et chacun sera convaincu que sa réalité est la vraie réalité. Chacun forge ses opinions politiques, scientifiques, ses convictions, ses croyances, etc… fonction de sa sensibilité personnelle. Malheureusement, force est de constater que nous sommes très rarement en quête de LA vérité, mais au contraire, le plus souvent dans une démarche de validation de nos propres sensibilités. La vérité n’a malheureusement pas autant d’importance que ce qu’elle devrait avoir !

L’objet de cette synthèse est de traiter de sujets intéressants, enrichissants et, à mon sens, bénéfiques. Comment l’Univers est-il apparu, la formation du temps, de l’espace, les conditions initiales du Big-Bang, les probabilités d’émergence d’un tel Univers,  le hasard comme cause responsable de l’apparition de la vie sur Terre, l’évolution des espèces, etc. Pour ensuite aboutir à des réflexions d’ordre philosophique et religieux. En essayant au mieux d’avoir une approche rationnelle, logique, censée, neutre, objective, impartiale et indépendante de toute sensibilité personnelle.

A la lecture de cette brève introduction sur le caractère souvent nocif des débats, il est aisé de comprendre que le but de ce travail n’est certainement pas de chercher à convaincre que « Je détient La Vérité ». Ceci est une simple invitation à la réflexion, à la remise en question de certaines opinions scientifiques et religieuses, à la lumière de la Science et des découvertes modernes. Enfin, je ne prétends pas avoir entièrement raison. J’ai conscience que mon raisonnement n’est pas infaillible et suis naturellement ouvert aux critiques et remarques !

Bonne lecture:)

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Pour toute question, remarque, critique constructive, autre : lasciencemeneaallah@gmail.com

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